Idée reçue
Petit exercice : fermez les yeux et visualisez cinq PDGs que vous connaissez, de Suisse ou d’ailleurs.
C’est bon ?
Combien sont des femmes ? Pas beaucoup, non ?
Les chiffres le confirment : seulement 22% de femmes dans les postes de direction en Suisse dans le secteur privé, 26% dans le secteur public. Pour un groupe qui représente la moitié de la population, il y a de la marge.
C’est ce qu’on appelle le plafond de verre : la progression devient de plus en plus difficile au fil des échelons.
Et pourtant, même lorsque la parité est atteinte, le pouvoir reste filtré. Quand une salle de réunion comporte environ un tiers de femmes, celles-ci ont la parole lors de prises de décisions un tiers du temps. Lorsqu’elles représentent la moitié des effectifs, le temps de parole ne bouge pas.
Augmenter la proportion de femmes aux postes à responsabilité est nécessaire mais pas suffisant. Il faut également changer la culture d’entreprise et créer les conditions cadres nécessaires pour que les femmes se sentent légitimes et à l’aise de prendre la parole. Sinon, ça ne reste qu’une parité de surface. Une parité silencieuse.
Une autre chose à laquelle il faut faire attention c’est que beaucoup de femmes n’auront même pas l’occasion de ressentir le plafond de verre, vu qu’elles n’arrivent même pas à décoller du bas de l’échelle. C’est comme si c’était un plancher collant.
Il faut donc adresser les obstacles à chaque échelon, à commencer par le bas.
Mais à quoi bon ?
Parce que les organisations où il y a une parité ou majorité de femmes vont faire des produits qui sont plus sécurisés et adaptés, avoir de meilleurs résultats financiers, etc. On a tous-tes à y gagner.
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